lundi 19 août 2013

Laïcité à deux vitesses et islamophobie

Selon le journal le Monde, le Haut Commissariat à l’Intégration s’apprêterait à publier un rapport préconisant douze propositions parmi lesquelles l’adoption d’une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d’enseignement et de recherche des établissements publics d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Avec une telle proposition visant directement le port du voile, c’est une fois de plus la politique du bouc émissaire qui est mise en place pour masquer les problèmes réels que rencontre l’enseignement supérieur et que sont le désengagement financier de l’État de l’enseignement supérieur, la recrudescence de la sélection sociale entraînant la fin de la démocratisation de l’enseignement supérieur ainsi que la présence accrue d’intérêts privés dans les conseils décisionnels des établissements d’enseignement supérieur que nous dénonçons depuis un moment déjà.

Jamais la présence d’étudiantes voilées n’a perturbé la tenue d’un cours ou influencé le contenu de l’enseignement dispensé. Cette possible proposition de loi relève non seulement d’un racisme avançant à visage couvert mais elle serait de plus une attaque visant directement les femmes de confession musulmane et relève donc d’un sexisme à caractère paternaliste qui viserait à « libérer » les femmes d’une oppression dont elles n’auraient pas conscience.

dimanche 11 août 2013

Intervention policière à l'Université de Londres


     Le 16 juillet, la police anglaise, sur demande de l'Université de Londres a envahi les locaux du syndicat ULU (University of London Union), et arrêté une de ses militantes. Cette arrestation dont les images sont diffusées sur internet (http://www.youtube.com/watch?v=kahUH7JaFRE ), avait pour objet d'inculper l'étudiante pour avoir écrit à la craie sur la propriété de l'Université.

     Si l'université choisit de faire intervenir la police pour un acte aussi peu grave, c'est parce que la militante concernée participait à une campagne pour la défense des droits des personnels (concernant en particulier les congés maladie, les congés payés, et les pensions de retraite, voir le site de la campagne https://sites.google.com/site/3cosascampaign/que-queremos).

     Nous considérons qu'il s'agit là d'une nouvelle manifestation de ce que sont prêts à faire les responsables politiques européens, quand il s'agit d'imposer l'austérité à leur peuple. Les Universités, en Angleterre comme en France, constituent des lieux de résistance à ces politiques, et c'est pourquoi les acteurs de cette contestation sont les victimes d'une répression qui dans le cas présent, tourne au ridicule.Nous adressons toute notre solidarité à l'étudiante arrêtée, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui luttent, en Angleterre comme ailleurs, pour défendre les droits des travailleurs, qu'ils soient en formation, en activité, au chômage ou retraités. Face à l'austérité, nous devons opposer notre solidarité de classe, c'est ce qu'a fait cette militante, et c'est ce que nous continuerons à faire.

vendredi 19 juillet 2013

Sécurité sociale étudiante : l’intégration au régime général est nécessaire !

Communiqué de presse, Fédération Solidaires étudiant-e-s, le 16 juillet 2013
Après l’UFC Que Choisir et le Sénat, c’est la Cour des Comptes qui épingle les mutuelles étudiantes dans un rapport dont des extraits ont fuité dans la presse ce 17 juillet. Elle valide à son tour la très mauvaise qualité des services aux étudiant-e-s de ces organismes (LMDE ou EmeVia) surtout par rapport aux services dispensés par les Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) dans le cadre du régime général. La Cour des Comptes constate aussi à son tour la mauvaise gestion notamment de la LMDE. Rappelons que celle-ci finance directement l’UNEF par des conventions-cadres annuelles en échange de services publicitaires. De même la vingtaine d’administrateurs/trices "bénévoles" de la LMDE, tous issu-e-s de l’UNEF, bénéficient d’une indemnité parfois très importante (près de 2000 euros par mois). La Cour des Comptes confirme aussi que le régime étudiant est coûteux : son intégration au régime général permettrait d’économiser 69 millions d’euros.

dimanche 14 juillet 2013

Ensemble, défendons nos retraites !

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.

Refusons les régressions sociales


« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes.

L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans.

L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

vendredi 5 juillet 2013

Loi ESR : La « qualif’ » est sauvée... et alors ? - Communiqué de la fédération SUD éducation dimanche 30 juin 2013

Alors que le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), récemment voté par le Parlement, entérine et amplifie la destruction du service public déjà largement entamée par le système LMD et les lois Pacte pour la Recherche et LRU, SUD Éducation regrette la focalisation des débats sur les seules questions des cours en anglais et de la suppression de l’étape de qualification des candidat-e-s à un poste d’enseignant-e/chercheur-euse par le Conseil National des Universités (CNU).
L’amendement supprimant la qualification, porté par les Verts à l’Assemblée Nationale et au Sénat et retoqué in extremis par la Commission Mixte Paritaire, ouvre cependant un vrai débat sur les questions du recrutement et du déroulement de carrière des enseignant-e-s/chercheurs-euses (maîtres de conférence et professeur-e-s). Le simple rejet de cet amendement ne saurait clore ce débat, et les principales questions restent ouvertes. 

mercredi 26 juin 2013

Contre la montée du fascisme, il est urgent de construire l'alternative

X et Y, Militants antifascistes et amis de Clément Méric, ils ont été témoins de son agression (tribune parue initialement sur le Huffington Post)
En nous levant mardi matin, nous sommes pris d'un haut le cœur. Une bonne partie de la presse en ligne relaie sans prendre de distances les propos aberrants de RTL. Il y a quelques temps, elle avait déjà déclaré Clément mort accidentellement à la suite d'une chute. Aujourd'hui, elle annonce qu'il serait l'agresseur de son assassin. A l'infâme, ces journalistes s'appliquent à ajouter l'ignoble et dans un seul but : appuyer le discours de la droite dure de Jean-François Copé, renvoyant dos à dos les "extrémistes".
Au lendemain de la dernière grande manifestation que nous avions organisée en mémoire de Clément et contre le fascisme, les journaux se contentaient déjà des quelques miettes de sensationnalisme : une dizaine de vitrines de banques brisées par des gestes de rage. Les médias passaient à côté de l'essentiel ; à côté de cette saine colère exprimée d'une seule voix par des milliers d'individus, à côté de ces messages de solidarité internationale portés par des délégations venues de Russie, d'Allemagne, d'Italie, de Belgique, de l'État espagnol, du Pays-Basque...

lundi 24 juin 2013

Guide du travail saisonnier - Edition 2013

Cette année encore, les étudiant-e-s seront nombreux à travailler durant la période estivale pour financer leurs études.

La plupart du temps, ce travail saisonnier s’effectue dans des conditions précaires et dans des secteurs à faible taux de syndicalisation. Isolé-e-s, la plupart des étudiant-e-s se retrouvent souvent démuni-e-s lorsqu’ils ou elles sont confronté-e-s à leurs employeurs. 

Pourtant, il existe de nombreux droits et recours pour se faire respecter. L’Union Syndicale Solidaires a donc édité un guide récapitulant l’essentiel de ce qu’il faut savoir lorsqu’on effectue un travail salarié saisonnier. Ce guide donne les bases juridiques des droits des salarié-e-s en se référant systématiquement au code du travail et traite particulièrement des points posant le plus souvent problème (contrat de travail, rémunération, heures supplémentaires, temps de pause, travail de nuit, arrêt maladie, congés payés, congé pour examen...).