samedi 7 septembre 2013

Retraites : Toutes et tous dans la rue le 10 septembre !

Contre les attaques de notre Protection sociale , luttons pour un droit égal à la retraite !

Le 18 septembre sera déposé au Conseil des Ministres un nouveau projet de loi contre notre système de retraite. Mais son contenu est plus ou moins déjà connu. Arguant qu’il n’y aurait pas assez d’argent, le gouvernement veut rallonger la durée de cotisation, reculer l’âge de départ et baisser le niveau des pensions. Cela fait maintenant 30 ans que les gouvernant-e-s détruisent petit à petit ce qui faisait le système de retraite par répartition français. Comment ? Ils baissent les cotisations des employeurs/ses, ils tolèrent un système injuste d’inégalités salariales entre hommes et femmes, ils exonèrent de cotisations patronales les employeurs/ses qui emploient des moins de 25 ans "peu qualifié-e-s" ou diminuent les cotisations (et donc le salaire total) des salarié-e-s payé-e-s au SMIC. Tout cela entraîne une perte d’argent pour la Sécurité sociale, accusée alors d’ être déficitaire. Les pensions des retraité-es seraient alors trop lourdes. Toutes ces mesures mettent en danger nos retraites et notre Sécurité sociale !

La retraite telle qu’instaurée depuis 1945 a un caractère révolutionnaire et génèrent de l’argent qui circule hors du système capitaliste. C’est cela que les dirigeants veulent supprimer. C’est pour ces raisons que l’avenir de la retraite est une question collective et que nous pensons devoir mener la lutte de manière interprofessionnel en intégrant aussi les chômeurs/ses, femmes au foyer, sans papier-e-s, bénéficiaires du RSA...

lundi 19 août 2013

Rentrée 2013 : des mesures insuffisantes et ambiguës face à la précarité étudiante

Les décisions ministérielles sont tombées : les bourses seront progressivement "réformées". Le Ministère a décidé ainsi de créer un échelon 7 de bourses (550 euros par mois) et un échelon 0 bis (100 euros par mois). Mais, en parallèle, il a décidé d’une augmentation des frais d’inscription réglementaire, des frais de Sécurité sociale, des frais de médecine préventive et du ticket RU. Ces augmentations vont de 1,5% à 2% à la rentrée et concerneront la quasi-totalité des étudiants. Le ticket RU prend encore 5 centimes : en 3 ans, le prix du ticket RU a augmenté de 10% ! Dans le même temps des "bourses départementales" aux étudiant-e-s sont supprimées comme dans l’Aisne. Si la réforme des bourses constitue une mesure d’urgence pour les étudiants les plus précaires, c’est avant tout un coup de communication.

Le constat est clair : la précarité des étudiant-e-s est une réalité criante. Le "coût de la vie augmente", les revenus diminuent, les étudiant-e-s se salarient de plus en plus, notamment pour financer leurs études, avec des temps d’emploi de plus en plus longs... Et tout ceci n’est pas sans avoir des conséquences désastreuses sur la réussite des étudiant-e-s, notamment ceux et celles issu-e-s des classes populaires, de moins en moins nombreux-se-s dans l’enseignement supérieur. Rappelons que les étudiant-e-s salarié-e-s ont un taux de réussite en moyenne deux fois inférieurs aux non salarié-e-s.

La réponse gouvernementale est insuffisante. Si l’échelon 0 est une invention statistique pour augmenter artificiellement le nombre de boursier-e-s à peu de frais, seul-e-s 55.000 étudiant-e-s à l’échelon 0 aujourd’hui (sur 135.000) recevront désormais une bourse (échelon 0 bis" : une bourse bien maigre qui ne pourra résoudre le problème de l’augmentation des "emplois étudiants" comme l’affirme le ministère et l’UNEF. Le nombre de boursier-e-s aidé-e-s augmentent certes (de 10%) mais pas le nombre total de "boursier-e-s" ( 1,6%) : rappelons que sur plus de 2,3 millions d’étudiant-e-s, 650.000 sont boursier-e-s et seulement 550.000 reçoivent une aide. L’"échelon 7", quant à lui, ne fait qu’apporter un "coup de pouce" (bien pratique certes) à 30.000 étudiant-e-s déjà à l’échelon 6 ( 80 euros par mois). Mais, à l’inverse, et contrairement à 2012, les bourses ne sont même pas revalorisées : les augmentations (1% environ voir moins selon les échelons) suivent à peine l’inflation. Ainsi le gouvernement économise plusieurs dizaines de millions d’euros en ne revalorisant pas les bourses. Enfin les allocations individuelles, tant vantées par l’UNEF, existent de fait déjà au sein du Fond National d’Aide d’Urgence et ne concernent que 0,4% des étudiant-e-s. En bref le gouvernement fait une réforme à peu de frais.

Laïcité à deux vitesses et islamophobie

Selon le journal le Monde, le Haut Commissariat à l’Intégration s’apprêterait à publier un rapport préconisant douze propositions parmi lesquelles l’adoption d’une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d’enseignement et de recherche des établissements publics d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Avec une telle proposition visant directement le port du voile, c’est une fois de plus la politique du bouc émissaire qui est mise en place pour masquer les problèmes réels que rencontre l’enseignement supérieur et que sont le désengagement financier de l’État de l’enseignement supérieur, la recrudescence de la sélection sociale entraînant la fin de la démocratisation de l’enseignement supérieur ainsi que la présence accrue d’intérêts privés dans les conseils décisionnels des établissements d’enseignement supérieur que nous dénonçons depuis un moment déjà.

Jamais la présence d’étudiantes voilées n’a perturbé la tenue d’un cours ou influencé le contenu de l’enseignement dispensé. Cette possible proposition de loi relève non seulement d’un racisme avançant à visage couvert mais elle serait de plus une attaque visant directement les femmes de confession musulmane et relève donc d’un sexisme à caractère paternaliste qui viserait à « libérer » les femmes d’une oppression dont elles n’auraient pas conscience.

dimanche 11 août 2013

Intervention policière à l'Université de Londres


     Le 16 juillet, la police anglaise, sur demande de l'Université de Londres a envahi les locaux du syndicat ULU (University of London Union), et arrêté une de ses militantes. Cette arrestation dont les images sont diffusées sur internet (http://www.youtube.com/watch?v=kahUH7JaFRE ), avait pour objet d'inculper l'étudiante pour avoir écrit à la craie sur la propriété de l'Université.

     Si l'université choisit de faire intervenir la police pour un acte aussi peu grave, c'est parce que la militante concernée participait à une campagne pour la défense des droits des personnels (concernant en particulier les congés maladie, les congés payés, et les pensions de retraite, voir le site de la campagne https://sites.google.com/site/3cosascampaign/que-queremos).

     Nous considérons qu'il s'agit là d'une nouvelle manifestation de ce que sont prêts à faire les responsables politiques européens, quand il s'agit d'imposer l'austérité à leur peuple. Les Universités, en Angleterre comme en France, constituent des lieux de résistance à ces politiques, et c'est pourquoi les acteurs de cette contestation sont les victimes d'une répression qui dans le cas présent, tourne au ridicule.Nous adressons toute notre solidarité à l'étudiante arrêtée, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui luttent, en Angleterre comme ailleurs, pour défendre les droits des travailleurs, qu'ils soient en formation, en activité, au chômage ou retraités. Face à l'austérité, nous devons opposer notre solidarité de classe, c'est ce qu'a fait cette militante, et c'est ce que nous continuerons à faire.

vendredi 19 juillet 2013

Sécurité sociale étudiante : l’intégration au régime général est nécessaire !

Communiqué de presse, Fédération Solidaires étudiant-e-s, le 16 juillet 2013
Après l’UFC Que Choisir et le Sénat, c’est la Cour des Comptes qui épingle les mutuelles étudiantes dans un rapport dont des extraits ont fuité dans la presse ce 17 juillet. Elle valide à son tour la très mauvaise qualité des services aux étudiant-e-s de ces organismes (LMDE ou EmeVia) surtout par rapport aux services dispensés par les Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) dans le cadre du régime général. La Cour des Comptes constate aussi à son tour la mauvaise gestion notamment de la LMDE. Rappelons que celle-ci finance directement l’UNEF par des conventions-cadres annuelles en échange de services publicitaires. De même la vingtaine d’administrateurs/trices "bénévoles" de la LMDE, tous issu-e-s de l’UNEF, bénéficient d’une indemnité parfois très importante (près de 2000 euros par mois). La Cour des Comptes confirme aussi que le régime étudiant est coûteux : son intégration au régime général permettrait d’économiser 69 millions d’euros.

dimanche 14 juillet 2013

Ensemble, défendons nos retraites !

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.

Refusons les régressions sociales


« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes.

L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans.

L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

vendredi 5 juillet 2013

Loi ESR : La « qualif’ » est sauvée... et alors ? - Communiqué de la fédération SUD éducation dimanche 30 juin 2013

Alors que le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), récemment voté par le Parlement, entérine et amplifie la destruction du service public déjà largement entamée par le système LMD et les lois Pacte pour la Recherche et LRU, SUD Éducation regrette la focalisation des débats sur les seules questions des cours en anglais et de la suppression de l’étape de qualification des candidat-e-s à un poste d’enseignant-e/chercheur-euse par le Conseil National des Universités (CNU).
L’amendement supprimant la qualification, porté par les Verts à l’Assemblée Nationale et au Sénat et retoqué in extremis par la Commission Mixte Paritaire, ouvre cependant un vrai débat sur les questions du recrutement et du déroulement de carrière des enseignant-e-s/chercheurs-euses (maîtres de conférence et professeur-e-s). Le simple rejet de cet amendement ne saurait clore ce débat, et les principales questions restent ouvertes.