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mercredi 15 mai 2013

Grève et manifestations le 22 mai lors du débat sur l'ESR à l'assemblée nationale

Contre un projet de loi ESR toujours inacceptable
Aucun moyen supplémentaire pour résorber la précarité et répondre aux besoins

Grève et manifestations le 22 mai lors du débat à l’Assemblée Nationale

Au moment où les difficultés budgétaires de nombreuses universités et organismes continuent d’amener suppressions et gels d’emplois de titulaires, annulations d’enseignements ou dégradation des conditions de travail et d’études  et où la précarité ne cesse d’augmenter, le projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche est présenté à l’Assemblée Nationale. Aucune des mesures d’urgence que nous avions demandées n’a été prise : suppression des IDEX, création d’emplois pour résorber la précarité et extension du champ des ayants-droit aux mesures de résorption de la précarité de la Loi Sauvadet, réaffectation des crédits ANR à des financements pérennes des laboratoires et des formations, remise en cause du Crédit Impôt-Recherche, etc. L’application de la loi Sauvadet, pourtant largement
insuffisante, se heurte toujours à des obstacles au MESR et les non -renouvellements de contrats des précaires se poursuivent.
 
Le projet de loi sur l’ESR dans ses différentes versions n’apporte pas la rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte pour la recherche. Pire, certains aspects pourraient être aggravés. Citons par exemple, les « communautés d’universités et d’établissements  », qui associeraient des établissements d’enseignement public, voire privé et les organismes de recherche, dans une perspective de création d’une trentaine de mastodontes, dans lesquels collégialité et vie démocratique seraient réduits à la portion congrue. A cela, s’ajoutent les risques associés à l’acte III de la décentralisation (schéma régional des formations et de la recherche, par exemple). Tout ce contexte menace l’intégrité des organismes de recherche nationaux. Et Mme Gillot, rapportrice au Sénat, remet en cause publiquement la nécessité de supprimer  l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES), que la communauté
universitaire et scientifique conteste depuis des années.

lundi 25 mars 2013

Loi Fioraso : La LRU VERSION 2.0 !!

Résumé des épisodes précédents...

En 2007, sous couvert d’accorder une plus large autonomie aux universités, le gouvernement Sarkozy avait instauré la loi « Liberté et Responsabilité des Universités ». Derrière ce nom fort sympathique, se cachait en réalité une réforme dont le but inavoué consistait pour l’Etat à se désengager pour partie du financement de nombre de petites facs de province considérées comme non compétitives au profit des grands centres universitaires jugés mieux capables de replacer la France dans le classement mondial des universités…

Malgré les fortes mobilisations étudiantes de 2007 et 2009 soutenues par l’ensemble de la communauté universitaire, la LRU est entrée en vigueur avec des conséquences dramatiques pour les universités: faillite budgétaire, fermetures d’options et de filières, coupes claires dans les crédits de recherches et compétitivité féroce entre universités dans la course à la survie !


La loi Fioraso est une aggravation de la LRU!

Pendant sa campagne, François Hollande avait promis une nouvelle loi-cadre pour "remplacer" la LRU, dans les faits rien ne change notamment en matière d’autonomie budgétaire!

lundi 11 février 2013

ESR : un projet de loi inacceptable qui ne permet pas de répondre aux attentes des personnels et des étudiants

La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) s’est profondément dégradée ces dernières décennies. Les récentes difficultés budgétaires de nombreuses universités et organismes ont amené suppressions et gels d’emplois, annulations d’enseignements ou dégradation des conditions de travail et d’études. La précarité due principalement à la généralisation des financements propres (appels à projets ANR ou IDEX, formation continue, apprentissage…) n’a cessé d’augmenter.
La loi sur l’enseignement supérieur et la recherche est en préparation, tandis que le passage au Parlement de la loi sur l’Ecole est programmé. Cette dernière a reçu un avis négatif dans les organes consultatifs de l’ESR (CNESER, CTMESR), le fonctionnement proposé pour les ESPE et l’introduction d’une procédure d’accréditation – sans aucune garantie- étant inacceptables.

 Le projet de loi sur l’ESR dans sa version connue du 9 février n’apporte pas les réponses aux exigences de rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte pour la recherche. Pire, certains aspects pourraient être aggravés. En témoignent la nouvelle mission de transfert, le choix laissé aux établissements de créer un Conseil académique ou de maintenir CS et CEVU en leur transférant des responsabilités de gestion des personnels, les modalités d’élection, la substitution – sans garantie sur la procédure - de l’accréditation à l’habilitation, le maintien des responsabilités et compétences élargies, l’absence de propositions concernant la résorption de la précarité ...

jeudi 6 décembre 2012

Orléans : le Vice-président étudiant fait le jeu de la LRU !

SUD Étudiant Orléans dénonce les propos scandaleux du M. Dupplessy, vice-président étudiant (VPE), qui, dans la République du Centre a tenu des propos appelant à l'accompagnement de la réforme sur l'autonomie des universités. SUD Étudiant Orléans tient à rappeler les effets néfastes de cette réforme qui n'est pas à accompagner mais à combattre !

Dans une interview publiée dans la République du Centre du 6 décembre 2012, M. Emmanuel Duplessy, vice-prédisent étudiant (VPE) UNEF, a expliqué que le but de son action était de « responsabiliser les étudiants dans la mise en place de l’autonomie de l’Université », pour donner « un véritable sens à cette réforme ». Ces propos sont extrêmement choquant pour toutes celles et ceux qui ont participé aux mouvements contre la loi relative à l’autonomie des Université (LRU), en 2007 et 2009. M. Duplessy s’inscrit ici pleinement dans l’accompagnement de cette réforme, dont le « succès » serait de la responsabilité des étudiants. Par la voix de son VPE, l’UNEF tourne ainsi le dos à ses anciennes prises de position anti-LRU, et trahit les personnes qui se sont mobilisé ardemment contre cette réforme de casse de l’Université.