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vendredi 29 novembre 2013

Non à la sélection à l’entrée de STAPS : l’enseignement supérieur est un droit, pas un privilège !

Communiqué de presse unitaire SUD-Solidaires Etudiants/UNEF

L’Université d’Orléans a annoncé, par la voix de monsieur Jean Marc Zaninetti, sa volonté d’instaurer une sélection à l’entrée de la première année de licence STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Cette décision a été annoncée aux étudiants et à leurs représentants par voie de presse, la présidence de l’Université n’ayant pas jugé nécessaire d’en informer les membres du Conseil d’Administration (CA) ou du Conseil des Etudes et de la vie Universitaire (CEVU). L’Université d’Orléans montre ici, une fois de plus, son mépris envers la démocratie.

Cette mesure est tout bonnement inadmissible pour les étudiants et les futurs-bacheliers. Elle est par ailleurs totalement illégale, l’article L612-3 du Code de l’Education stipulant que « Le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat » et que « tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix ». En choisissant de se mettre dans l’illégalité, l’Université d’Orléans remet en cause le principe de libre accès à l’Université publique et celui d’un enseignement supérieur ouvert à tous. Cette annonce s’ajoute à un contexte déjà chargé (suppression d’heures de cours, démantèlement des équipes pédagogiques, disparition de la reprographies en LLSH et en STAPS, incertitude sur l’avenir de la Bibliothèque Universitaire de Lettres….)

Les raisons invoquées pour mettre en place une telle mesure seraient l’incapacité d’encadrer pédagogiquement les étudiants et donc de leur permettre de réussir. Pourtant, quand il s’agit de dépenser des sommes astronomiques pour construire de nouveaux bâtiments à l’utilité discutable à Madeleine et Dupanloup, l’argent ne manque pas. Il ne s’agit donc pas d’un problème d’ordre financier mais des choix politiques opérés par l’Université, qui préfère miser sur son image plutôt que d’offrir un enseignement de qualité ouvert à tous. Il est hors de question que les étudiants paient la gestion irresponsable de l’Université. Les étudiants s’opposeront à toute remise en cause de leurs droits et sauront se mobiliser.

jeudi 23 mai 2013

Communiqué de presse de l’intersyndical ESR : Manifestons pour l’abandon de l’actuel projet de loi ESR, Exigeons une toute autre loi, avec des moyens pour le service public d’ESR

Le 22 Mai, et au-delà,

Manifestons pour l’abandon de l’actuel projet de loi ESR, Exigeons une toute autre loi, avec des moyens pour le service public d’ESR.

Les organisations soussignées rappellent que le projet de loi ESR présenté par le gouvernement, débattu en séance plénière à l’Assemblée Nationale dès le 22 mai, ne répond en rien aux exigences - portées par les collègues - de rupture avec la politique précédente, qui nous a conduits dans l’impasse. Ce projet de loi ne comporte ni abrogation de la loi « Pacte pour la Recherche », ni abrogation de la loi LRU, ni programmation pluriannuelle des moyens : en particulier il n’y a aucun plan pluriannuel de créations d’emplois pour résorber la précarité et répondre aux besoins. Aucune instance de l’ESR n’a approuvé ce projet, la dernière en date étant le Conseil Scientifique National de l’INRA qui s’est prononcé contre le 17 Mai. Nos organisations continuent à demander l’abandon de ce projet de loi. Qui plus est, après avoir expédié la concertation avec les personnels, le gouvernement continue au Parlement (une seule lecture, procédure dite du temps législatif « programmé » à l’Assemblée Nationale avec limitation du débat à 30h !).

mardi 21 mai 2013

Remise en cause de l’AJAC: les étudiants s’opposent à la suppression de leurs droits


Communiqué unitaire SUD-Solidaires Etudiants/UNEF/UEC


En vue du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) du 27 mai 2013, les documents préparatoires concernant l’actualisation de la réglementation générale des études remettent gravement en cause le système des AJAC. Le système des AJAC (Ajourné mais Autorisé à Continuer) permettait jusque-là aux étudiants n’ayant pu valider qu’un seul semestre sur les deux requis, de passer, malgré tout, en année supérieur avec condition de rattraper les matières non validées.

Désormais il est question soit de dénaturer complétement le système AJAC, en remplaçant la validation d’un semestre sur deux par celle des obscures « UE fondamentales », soit de supprimer purement et simplement le système AJAC.

mardi 14 mai 2013

Déclaration du Collectif de soutien aux jeunes mineurs étrangers du Loiret

La politique menée vis-à-vis de ces jeunes est une honte pour notre société! Il faut en changer maintenant!


Un appel à l’aide
Le 27 octobre 2012, une cinquantaine de jeunes Mineurs Isolés étrangers du Loiret lançaient un appel au président de la République sur leur situation. Ils écrivaient :
“Nous sommes des enfants, des mineurs. Nous vivons en France sans nos parents, nous sommes isolés. Nous venons d’Afrique, du Moyen ou de l’Extrême Orient. Nous avons quitté notre pays du fait de la guerre, de la misère, de situation personnelle où ce départ était le dernier espoir de pouvoir nous construire un avenir. Nous aspirons à pouvoir construire cet avenir en France. Hélas notre situation est très difficile…”

Une situation qui s’aggrave
Aujourd’hui, ils sont plus de cent, âgés de 15 à 17 ans, et leur situation s’aggrave car les atteintes sont multiples :
- Le dispositif français de la protection de l’enfance est, en principe, intégralement applicable aux jeunes de nationalité étrangère. Ils devraient être accueillis en foyer avec un suivi éducatif et bénéficier rapidement d’une scolarisation.
En pratique, le Conseil Général du Loiret, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance et ceux de l’Education Nationale répondent a minima en plaçant ces jeunes à l’hôtel, depuis plus d’un an pour certains, sans éducateurs et très peu d’entre eux sont scolarisés.
- Leur situation de mineurs isolés qui était quelques fois attaquée est maintenant systématiquement remise en cause. Les juges des enfants du tribunal d’Orléans prononcent à tout va des ordonnances de non lieu à ouverture de tutelle, balayant d’un trait de plume les documents d’état civil présentés par les jeunes et s’appuyant sur les résultats de tests osseux que les médecins continuent à pratiquer abusivement. Le Conseil Général s’empresse alors de considérer que ces jeunes sont majeurs et l’ASE stoppe leur prise en charge pourtant déjà insuffisante…
Avec eux, des militants exigent une autre politique !
Sans le soutien de citoyens, associations et organisations qui s’opposent à cette politique, ces jeunes, accusés de mentir sur leur âge, sur leur situation familiale et sur la réalité des risques qu’ils ou elles encourent, seraient purement et simplement renvoyés à leur errance, ce qui constitue le plus sûr moyen de les livrer aux réseaux d’exploitation.

mardi 30 avril 2013

jeudi 21 mars 2013

Communiqué sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche

Quelle loi demain pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche ?


Le projet de loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche sera présenté fin mars au conseil des Ministres. Le connaissez-vous ?

Le résultat  des consultations des différentes instances est éloquent. Le Conseil  Supérieur de l'Éducation a majoritairement voté contre la version du 8  février du projet de loi. La Ministre ne peut se prévaloir d'un vote  favorable du CNESER. Après avoir voté contre le texte intégrant la totalité des amendements avant arbitrages ministériels, celui-ci, n’a émis aucun  avis (20 Pour, 20 Contre, 8 Abstentions et 4 NPPV) sur le projet amendé  in-extremis par la ministre.